Société : “Le futur est à nous” ou l’impact des secrets dans les familles africaines

Le Futur est à nous est la première série Canal + Original qui rythme nos journées au quotidien. Avec à l’affiche de grosses stars de télévision afro-francophone, telles que Halima Gadji, Serge Abessolo ou encore Mahoula Kane, j’avais hâte de découvrir l’intrigue autour de cette nouvelle série événement. 

J’avais déjà eu le privilège d’être invitée en tant que blogueuse à l’avant-première (que je vous raconte ici), et de découvrir les 2 premiers épisodes de la série. Plusieurs semaines après le lancement, je peux enfin dire clairement ce que je pense de cette fiction plus réaliste que prévue, dont l’intrigue tourne autour de la mort précipitée du jumeau rejeté, Henri Konan . 

1- Une famille africaine presque…(im)parfaite 

On a l’habitude de vendre dans les médias la famille africaine comme en harmonie totale, unie, solidaire et respectueuse des traditions. Si au premier épisode on a l’impression de rester dans cette pensée, la déconstruction s’opère lentement au fur et à mesure au fil des épisodes. Dès la disparition de Henri, le conte de fées prend fin et laisse place à la réalité dont on parle des familles africaines qui cachent pas mal de secrets derrière leur jolie facette.

Henri, préoccupé, alors que sa famille semble heureuse

On découvre successivement plusieurs secrets qui rythmeront la série. D’abord, Henri Konan qui semble avoir une famille parfaite, à qui il cache son ancienne vie. Ensuite, Adjoua Konan, qui vit dans une résidence avec son fils Paul et sa famille, et qui a réussi à faire oublier du voisinage, l’autre fils problématique qu’elle a dû éloigner. Paul Konan, lui-même, semble avoir vécu une double vie. Imane Konan qui voit des marabouts pour cacher un énième secret. Et même le petit Aziz qui a peur d’être retrouvé par sa famille. Cette série est un vrai nid à mystères qu’on adorerait découvrir. 

2- La peur du scandale et du “qu’en dira-t-on” dans la famille africaine

“Le futur est à nous” regorge de plusieurs thématiques classiques qu’on retrouve souvent dans les feuilletons télévisés : amour, passion, pouvoir, justice… 

Mais la série démontre bien combien la société africaine est frileuse des scandales ou de toutes choses qui pourraient mettre à mal l’image des individus. On a tous des voisins, amis ou même de la famille qui font le déni face à des situations compliquées telles qu’un enfant délinquant, une fille victime d’un viol, un parent malade, des relations incestueuse… On crée un mystère autour d’une circonstance de la vie dont on n’a pas forcément le pouvoir. Ceci en général parce qu’on a honte de ne pas avoir réussi à créer une cellule familiale parfaite. 

Le problème c’est que créer des mystères, c’est construire une vie sur des mensonges trop pénibles à entretenir. Et on le voit bien dans la série. Henri qui est en stress à l’idée de retourner vivre en Côte d’ivoire, Paul dont le couple est en crise depuis sa rencontre avec Aby, Adjoua qui vit la peur au ventre, lasse de feindre de n’avoir qu’un fils et très inquiète pour Henri.

Des secrets mais pas que…

Au-delà de ces multiples énigmes à déceler, la série présente la vie dans un quartier dans une grande ville africaine. Les ragots des voisins, le bar du quartier avec le propriétaire chez qui tout le monde se confie, les enfants de la rue prompts à rendre service à tous, le riche du quartier, la grande maison du quartier… bref c’est vraiment l’ambiance de la vie courante qui est très bien retranscrite dans cette série. Et ça, on aime !

Sans oublier le jeu extrêmement qualitatif et impressionnant des acteurs. Mon coup de cœur est certainement l’excellent Mahoula Kane, qui donne littéralement vie aux personnages qu’il incarne avec une aisance rare dans le cinéma africain. Bien entendu, on aime voir le Serge Abessolo national avec notre maîtresse internationale Halima Gadji. 

Le Futur est vraiment à nous semble-t-il ! En tout cas, on a hâte de découvrir la suite. La série est diffusée du lundi au vendredi à 18h45 sur Canal+ Pop. Et pour ceux qui ont des emplois du temps chargé comme le mien, vous pouvez la suivre sur l’application Canal +.

Allez, tchuss !

Auteur : Malvyna

Petite dame gabonaise de 1m59, Consultante en Communication d'entreprise. Beauty addict, amoureuse de cheveu crépu, féministe sur les bords, fan de Rnb des 90's et 00's Pleine d'amour et d'eau fraîche.

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