Black History Arts : Pourquoi je n’ai rien publié en février ?

Si vous êtes un/une habitué(e) du blog, vous avez sûrement remarqué mon absence de mi-février jusqu’à présent. Non ce n’est pas parce qu’on m’a planté à la Saint Valentin je vous rassure. C’est juste que je suis un genre de personne qui aime être focus sur une mission à la fois, de peur de disperser mon énergie. Et surtout je ne voulais pas vous produire un contenu de mauvaise qualité.

Sur quelle mission j’étais ?! Je vous le raconte de suite, du début à la fin. Let’s go ! 

“Dans notre histoire rien n’est écrit mais tout sonne comme une évidence”

C’est sans doute, mon vers préféré d’un texte de slam. C’est d’autant plus drôle que tout part d’un whatsapp d’un slameur gabonais que j’avais eu la chance de rencontrer lors de la campagne #MonPari2020, campagne grâce à laquelle j’ai accéléré le lancement de mon blog en 2020. Il me demandait si je voulais participer aussi à la réalisation de son pari : le Festival Black History Arts. 

#MonPari2020 était de lancer le blog and I dit it !

Il faut dire que l’une de mes résolutions de l’année 2021 était de m’associer ou d’associer mon image à une association qui aiderait la société soit dans le combat féminin que je défends ici, soit dans l’aide aux enfants défavorisés…soit dans la culture. Cette culture que j’ai perdue et que je tente au mieux de me réapproprier. D’ailleurs j’en parle dans des articles comme celui dédié à Princesse d’Afrique de Lord Ekomy Ndong.

Tout sonnait comme une évidence, et je ne crois pas au hasard, alors j’ai dit “oui”.

Le Festival Black History Arts : la renaissance artistique au Gabon

Le Festival Black History Arts est notre célébration du Black History Month depuis l’Afrique, depuis le Gabon. Pour ceux qui ne le savent pas, le Black History Month est une commémoration de l’histoire des Noirs qui est célébrée aux Etats-Unis principalement, mais aussi au Canada et au Royaume-Uni. Elle sert à rappeler l’importance de l’apport des noirs dans le monde. Un apport qui a souvent été renié, mais qui a bel et bien existé aussi bien dans l’art, les sciences, la culture, la santé, l’éducation…

La cover officielle de la première édition du Festival Black History Arts #BHA

Cet impact a une essence. Une essence africaine. Une africanité indéniable. L’art, la culture, le savoir noir puisent leur énergie d’ici, en Afrique. Donc le Black History Month nous appartient aussi. Le mois février est un mois noir. Pas le noir synonyme de tristesse et de morbidité, mais noir synonyme de brillance, d’éclat, créativité, d’amour, de partage et de toutes ces choses positives propres à l’homme africain.

Donc j’ai choisi de mettre une pause à mes articles, pour mettre mon énergie à faire briller le noir…et non broyer du noir.

Faire briller le noir dans le cœur des jeunes en pleine crise sanitaire

On a vécu le couvre-feu de 22h avant le lancement, le couvre-feu de 20h quelques jours après le lancement et le couvre-feu de 18h au milieu du Festival. Et vous savez quoi? On a continué.

On a vu une vingtaine de jeunes, d’artistes, de plus vieux, de cadres, de représentants d’organismes, d’entrepreneurs se succéder chaque jour au Musée National. Ils ont participé aux ateliers d’éducation artistique (sur le chant, le rap, le slam et la danse), ils ont assisté à notre exposition artistique “Miroir Ébène »,  aux conférences sur la littérature, l’agrobusiness et la préservation de la nature, le développement culturel à l’ère du numérique, la responsabilité sociale artistique. Ils ont enregistré leur premier morceau en studio, écrit leur premier texte de slam, appris les origines de pas de danses gabonais et ils ont été coachés en art oratoire. 

Mais encore mieux, ils ont appris que leur culture était belle et qu’ils devaient se la réapproprier. On a fait briller le noir dans le coeur des jeunes gabonais en pleine crise sanitaire. Tout en respectant les gestes barrières. La grande classe ! lol

Leçon de solidarité : la Black History, notre histoire

L’organisation de ce Festival est l’une des plus belles leçons de solidarité que j’ai vécues. Une pléthore d’artistes gabonais, solidaires et unis, dans un projet bénévole en pleine crise sanitaire mais surtout financière. Sachant que le secteur culturel est certainement le plus touché par la pandémie. 

Annie Flore Batchiellilys notre marraine, Baponga, Laurianne Ekondo, NG Bling, Michel Ndaot, Eric Joël Bekale, Josiane Maténé, Abderl Jawad Bokoum, Fabrice Ntchango, Claude Eyeghe, Lopez Boussamba et plein d’autres acteurs de renom du milieu culturel y ont tous contribué avec le coeur. Sans oublier les participants qui eux-mêmes nous aidaient à ranger la salle à la fin de chaque activité pour nous éviter d’être bloqués par le couvre-feu. 

Ce festival m’aura appris une grande leçon : il faut toujours être du côté de la solution. Et la solution vient de l’amour. L’amour du Créateur, l’amour de notre culture, l’amour de soi et l’amour du prochain. Parce que je vous aime, et parce que la Black History c’est aussi votre histoire, je vous annonce d’emblée que le rendez-vous est pris pour février 2022. En espérant que cette fois, vous serez de la partie car nous avons besoin de vous. En tant que participant, bénévole, partenaire, intervenant, formateur, sponsor…vous serez les bienvenus.

Finalement, vous pensez que c’était une bonne raison pour ne pas publier pendant cette période? Dites-moi tout.

Pour en savoir plus sur la Black History Arts, pour nous donner de la force, rendez-vous sur nos réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Auteur : Malvyna

Petite dame gabonaise de 1m59, Consultante en Communication d'entreprise. Beauty addict, amoureuse de cheveu crépu, féministe sur les bords, fan de Rnb des 90's et 00's Pleine d'amour et d'eau fraîche.

5 commentaires

  1. Hello!
    Je découvre la petite dame, je me suis laissé emporter par la simplicité et la beauté de votre plume, qui elle, devrait normalement être le reflet de votre âme.
    Black History Art! En effet, si pour une telle cause vous avez dû faire une pause, je trouve en cela de l’amour dans tout ce que vous faites, du respect pour les personnes avec qui vous travaillez et sirtout pour vos lecteurs.
    Merci pour ce beau partage.

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    1. Bonjour
      Bienvenue et surtout, prenez vos aises.
      Merci pour vos mots, je suis ravie que vous ayez pris plaisir en me lisant. N’hésitez pas à partager cet article à vos proches. 🙏🏾

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  2. Bjr , sister c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je lis tes publications et les partages a mes contactes, je te souhaite de poursuivre dans cet elan, bonne continuation .

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      1. Coucou! Ravie de te lire à nouveau.
        Tu as marquée une pause bénéfique. Perso, je ne connaissais pas le Black history art, je le découvre en lisant ton article. Pour cela, je ne peux que t’encourager.
        Merci encore!

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